31 janvier 2007
Article : L'évolution de la restauration des maisons à pans de bois de Troyes
Ecrire un article sur la restauration des maisons à pans de bois de Troyes a été pour moi une première expérience réussie dans le milieu de l'écriture.
J'ai souhaité écrire cet article pour, en quelque sorte, valider le travail de recherche effectué sur mon mémoire de maîtrise qui développe ce même sujet. Soutenu en 2004, mon mémoire de maîtrise Patrimoine Culturel est pour moi l'aboutissement d'une passion pour le patrimoine et plus précisément pour ma ville, Troyes.
D'autres projets sont encore d'élaboration, mais ce n'est pas encore pour tout de suite alors... chuuutttt!!!!
Aujourd'hui je suis guide-conférencière à Troyes et espère vous faire découvrir ma ville et son patrimoine si riche à travers ce blog. Peut-être aurez-vous envie de venir voir toutes ces merveilles par vous même...
Article : L'évolution de la restauration des maisons à pans de bois de Troyes
L’Evolution de la restauration à Troyes :
Les maisons à pans de bois des XVe et XVIe siècles
Par Sabine LAILLET
La ville de Troyes est actuellement dans une période active de restauration de ses maisons à pans de bois. Petit à petit, elle retrouve son caractère architectural tel qu’il devait être à la fin du Moyen Age et au début de la Renaissance.
La période de la fin du Moyen Age et du début de la Renaissance à laissé une empreinte forte dans l’architecture troyenne. La structure de la ville, ses rues et ses maisons reflètent aujourd’hui le témoignage de cette époque florissante durant laquelle la ville de Troyes jouissait d’une renommée importante.
Troyes : un ensemble remarquable de maisons à pans de bois
L’ensemble des maisons à pans de bois présent dans la ville est remarquable par sa conservation et son homogénéité unique en France.
Dès le Moyen Age, la ville de Troyes bénéficie d’une notoriété importante en partie grâce aux foires de Champagne qui drainent un grand nombre de commerçants et d’artisans. Troyes est alors très peuplée et certains commerçants des foires s’installent dans la ville.
La région possédant des ressources importantes en bois, toutes les maisons de la ville sont construites avec ce matériau peu coûteux et robuste. L’essence de bois la plus utilisée est le chêne pour la structure porteuse.
La ville se compose de maisons à pans de bois posées sur un soubassement de pierres qui protège des inondations et des mouvements de terrain. Les pans de bois sont comblés par du torchis[1] qui permet de conserver une certaine élasticité à la structure.
Le bois craint cependant le feu ; et c’est en raison d’un incendie particulièrement dévastateur que la ville de Troyes a « gagné » son caractère. Lorsque le feu ravage le tiers de la ville en 1524[2], la plupart des maisons à pans de bois du Moyen Age sont brûlées : les quartiers Saint Jean, Saint Pantaléon et le Gros Raison sont entièrement brûlés. Les reconstructions débutent aussitôt et ne durent que quelques années. Les maisons sont alors toutes reconstruites sur le même modèle, c’est-à-dire à l’identique des habitations visibles avant l’incendie. Cette période de reconstruction confère à Troyes son caractère d’homogénéité. C’est à ce prix que Troyes et ses maisons à pans de bois est devenue une ville d’exception.
L’après-guerre : un contexte difficile
Comme dans la plupart des villes de France au sortir de la seconde Guerre Mondiale, le maire de Troyes, Henri Terré, doit faire face à une situation catastrophique. La famine et la misère sont le quotidien d’une grande partie de la population.
Le patrimoine architectural se trouve dans un état de délabrement avancé, si bien que la ville est qualifiée de « taudis »[3]. Une enquête démontre qu’à l’intérieur du Bouchon de Champagne, plus de 1000 logements peuvent être considérés comme des taudis dans les années 1950. Cet état de vétusté a été accéléré par un moratoire visant à supprimer le paiement du loyer aux familles de soldats. Les propriétaires de maisons ne touchent alors plus d’argent, si bien qu’aucune réparation n’est effectuée sur les bâtiments.
La priorité est alors au relogement le plus rapide possible ; des immeubles neufs sont construits en périphérie de la ville afin de satisfaire le désir de modernité et de confort de la population. Le centre-ville est alors déserté par la population et les maisons à pans de bois laissées à l’abandon.
Les premières initiatives des années 1960 à 1980
C’est sous la municipalité d’Henri Terré, maire de Troyes de 1947 à 1971, que les premières volontés de restauration ont débuté. Le contexte des années 1960 était pourtant difficile. Le patrimoine à pans de bois est délaissé et ne suscite aucun intérêt. La prise de conscience de sa richesse est encore loin et les maisons les plus insalubres sont détruites. Des quartiers entiers disparaissent : le quartier du Gros raisin qui était un des quartiers les plus délabrés est détruit presque entièrement entre 1969 et 1972. Seul un élément de maison, une tourelle, est conservé et remonté en 1976 constituant aujourd’hui la tour de l’Office de Tourisme Mignard (Place du Marché au Pain).
Le quartier Saint Nizier subit également de grosses pertes au début des années 1960. La rue Célestin Philbois a perdu son alignement de maisons à pignons des XVe et XVIe siècles qui constituait un témoignage remarquable de l’architecture de cette époque. Elles ont été remplacées en 1964 par un immeuble HLM. Seules la Maison du Dauphin et quelques autres maisons récemment restaurées rue Kléber témoignent aujourd’hui de la valeur de ce quartier épargné par l’incendie de 1524.
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Au milieu des décombres, des initiatives de restauration voient le jour et vont marquer la ville. Menacée de démolition du fait de son état de vétusté, la Maison du Boulanger est sauvée in extremis par des passionnés dont André Seure qui édite un plaidoyer en 1957. A partir de 1957, les initiatives pour sauver et conserver cette maison se multiplient[4] et ce n’est qu’en 1963 que les restaurations débutent pour s’achever en 1971 par l’inauguration de la Maison du Boulanger en tant que salle d’exposition. La Maison du Boulanger représente encore aujourd’hui le symbole de la restauration du patrimoine à pans de bois (fig.1). C’est en effet la première opération de restauration engagée dans la ville. Par ailleurs, cette ardeur à la préservation de cette maison a engendré la création de l’Association de Sauvegarde du Vieux Troyes dont le but premier était de sauver puis restaurer la Maison du Boulanger.
L’élément capital de cet élan de restauration dans la ville est donc la création en 1963 de l’Association de Sauvegarde du Vieux Troyes (aujourd’hui appelée Sauvegarde et Avenir de Troyes) qui a pour objectif de sensibiliser la population ainsi que les élus à la richesse de leur patrimoine local. C’est en constatant l’état de délabrement des maisons et leur destruction que l’ASVT s’est créée ; il fallait stopper au plus vite les démolitions et convaincre de l’intérêt de ce patrimoine, de sa conservation et de sa restauration. Dans cet objectif, l’ASVT a joué la carte de la proximité, a su écouter et conseiller. Elle a également su travailler en partenariat avec la ville et sauver une grande partie des maisons à pans de bois. Aujourd’hui son rôle est toujours important notamment dans l’application et le respect de la Loi Malraux, même si son influence s’est amoindrie.
La municipalité décide, au début des années 1960, d’octroyer des subventions aux propriétaires souhaitant réaliser des restaurations sur leur maison ; c’est ainsi que la Tourelle de l’Orfèvre bénéficie à deux reprises de ces subventions et devient la première maison à pans de bois restaurée grâce aux aides de la commune.
Les restaurations de cette période sont essentiellement situées dans le corps du Bouchon de Champagne, notamment aux environs de l’îlot Saint Jean classé îlot prioritaire en 1964 après un recensement des monuments les plus dignes d’intérêt de Troyes effectué par le cabinet Marot Tremblot chargé de délimiter un secteur à sauvegarder dans le cadre de la loi Malraux. Ces restaurations donneront au quartier son caractère homogène que l’on peut aisément constater dans la rue Champeaux : des façades à pignons sur rue et encorbellement, de couleur bois, sans ornementation qui reflètent les techniques de restauration et les savoirs faire des années 1970/1980.
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fig.2 |
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D’autres restaurations suivent comme celles de l’Hôtel Mauroy ( l’actuelle maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière) par les Compagnons du Devoir en 1974 (fig.3), l’Hôtel du Mortier d’Or par messieurs Thomassin, architecte, et Valentin, compagnon charpentier entre 1979 et 1981 qui laisse voir aujourd’hui un véritable joyau de l’architecture de la Renaissance à Troyes, ou encore celle des deux maisons mitoyennes de la rue Passerat au début des années 1980 (fig.4).
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fig.4 |
Les restaurations concernent, pour la plupart, les façades et ne s’attachent pas encore à restaurer les intérieurs. Les pans de bois sont parfois même plaqués sur une façade en béton afin de simuler le pan de bois.
Dans les années 1970, un tournant commence à s’enclencher notamment grâce au changement de municipalité : Robert Galley, maire de 1971 à 1995, succède à Henri Terré et reprend la politique de son prédécesseur en essayant d’avancer dans une logique patrimoniale. Cette politique patrimoniale est essentiellement appliquée par Jacques Palencher, maire adjoint chargé de l’urbanisme, qui croyait beaucoup en la piétonisation des centres-ville. C’est la raison pour laquelle les restaurations sont groupées par quartiers.
Un changement d’orientation : les années 1980 à 1995
Alors que les démolitions continuent, le début des années 1980 marque une seconde étape dans l’évolution de la restauration des maisons à pans de bois de Troyes.
Les opérations de restauration concernent jusque là le corps du Bouchon de Champagne et délaissent la tête pourtant dotée d’un patrimoine ancien de qualité puisque l’incendie de 1524 n’est pas venu jusque là.
L’ASAT lance en 1989 les opérations rue par rue dans la tête du Bouchon de Champagne qui ont le mérite de re-dynamiser la restauration. Ces opérations ont pour objectif de restaurer les façades de rues entières (uniquement l’extérieur) en groupant les propriétaires dans une même opération. La première de ces opérations concerne la rue du Paon, le Quai des Comtes de Champagne et la rue de la Cité. Ces opérations ont également marqué les esprits puisqu’on y voit les premières apparitions de couleurs sur les maisons restaurées ; ces couleurs sont appliquées sur l’enduit et ne concernent pas encore les pans de bois. Les couleurs sont désormais acceptées dans la restauration.
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L’année 1989 est également l’année de la restauration de l’Hôtel du Petit Louvre situé rue de la Montée Saint Pierre (fig.5). Cette restauration fait preuve d’innovation en alliant l’authenticité d’une façade à pans de bois et la modernité d’une autre entièrement de verre lui faisant face. L’effet est immédiat : la façade à pans de bois se reflète dans celle en verre en totale harmonie.
Les restaurations se poursuivent également dans le corps du Bouchon de Champagne notamment dans la rue Champeaux qui continue la restauration de l’îlot Saint Jean classé prioritaire. Ce quartier représente encore aujourd’hui le symbole de la prise de conscience de la valeur du patrimoine à pans de bois et la volonté de le conserver et de le mettre en valeur.
La municipalité Galley met en œuvre une politique patrimoniale à proprement parlé et place la restauration du centre-ville au cœur de ses préoccupations. Cependant, le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur accompagnant la création d’un secteur à sauvegarder à Troyes n’est toujours pas à l’ordre du jour et volontairement mis de côté. La ville de Troyes souffre d’un grand retard au niveau de l’urbanisme, du tourisme et de la communication de son image. Les touristes n’y font que passer et la ville conserve encore une mauvaise image.
En 1994, le lancement d’un chantier-école dans l’îlot Saint Nizier sur trois maisons du XVIe siècle (les n°45, 47 et 49 rue Pierre Simart) préfigure le projet de requalification du quartier Saint Nizier qui va complètement changer l’image de ce quartier. Il s’agit pour l’instant de démonter ces trois maisons dans le but de les restaurer puis de les remonter ultérieurement.
Une dernière étape : le respect du savoir-faire du Moyen Age et de la Renaissance
Une page est tournée dans l’histoire et l’évolution de la restauration à Troyes à partir de 1995, date à laquelle François Baroin est élu maire de la ville. Il mène depuis cette date jusqu’à aujourd’hui encore une politique patrimoniale très active qui induit une nette accélération des chantiers de restauration. La ville acquière vite un nouveau visage.
Le lancement des opérations de restauration ainsi que la prise de conscience de la valeur du patrimoine local étant acquis, François Baroin lance des projets de grande envergure (les O.P.A.H.[6]). Un secteur à sauvegarder est de nouveau étudié dès son arrivée, approuvé et publié en 2000 ; la ville dispose dès lors d’un cadre législatif pour gérer son centre-ville.
La première application de la Loi Malraux est représentée par les travaux, actuellement en cours, sur six maisons de la rue Turenne. Cette restauration constitue également un des plus importants chantiers de la ville. Il s’agit de reconstituer un ensemble de six habitations donnant à la fois sur la rue Turenne et sur la rue de la Trinité. Ces maisons s’ouvrent sur une cour dans laquelle les vestiges de deux escaliers à vis ont été découverts au cours du chantier. Cependant, le projet de restauration ne prévoyait pas cette découverte si bien que les escaliers sont démontés.
François Baroin lance également des plans de requalification urbaine qui visent à dynamiser et redonner une notoriété à certains quartiers.
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fig.6 |
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fig.7 |
François Baroin a l’ambition de faire entrer sa ville dans le patrimoine mondial de l’UNESCO grâce à la richesse de ses vitraux. Autant dire que les changements sont au rendez-vous.
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fig.8 |
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fig.9 |
La Maison du Dauphin située rue Kléber fait également partie de ces grands chantiers de restauration de la fin des années 1990 (fig.9). Restaurée en 1997, cette maison pose toutefois les limites de la coloration des maisons. Son enduit d’un jaune éclatant a suscité beaucoup de réactions.
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fig.10 |
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fig.11 |
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fig.12 |
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fig.13 |
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fig.14 |
Les travaux de la rue Emile Zola étant terminés, cette rue reflète aujourd’hui l’ambiance médiévale et Renaissance que pouvait avoir la ville autrefois (fig.14).
Qualité, innovations dans le respect historique et technique sont désormais les maîtres mots de la restauration à Troyes.
Bibliographie :
DENERT, Olivier, La Politique du patrimoine à Troyes, mémoire de Maîtrise d’Aménagement : Institut d’Aménagement et d’Urbanisme, Paris IV, Sorbonne, 1995.
LAILLET, Sabine, La restauration des maisons à pans de bois de Troyes, mémoire de Maîtrise Patrimoine Culturel : Institut Universitaire Professionnalisé, Troyes, 2004.
La Vie en Champagne. Les métamorphoses de Troyes, DE LA SELLE, Xavier (dir.), n° 39, Troyes, Grande Imprimerie de Troyes, juillet/septembre 2004.
La Vie en Champagne. La Sauvegarde du Vieux Troyes, LAUNAY, J. M. (dir.), n° 177, Troyes, Imp. Renaissance, avril 1969.
Série d’articles (n° 1 à 15) intitulés La Métamorphose du Vieux Troyes, écrits par Jorge D’HULST dans Libération Champagne entre le 4 mai et le 17 juillet 1998.
Site Internet présentant les maisons à pans de bois de Troyes :
REPERES CHRONOLOGIQUES
1913 |
Loi sur la protection des Monuments Historiques. |
1943 |
Loi sur la protection des abords des Monuments Historiques (dans un périmètre de 500 mètres). |
1947 |
Henri Terré devient maire de Troyes. De nombreuses maisons sont démolies durant son mandat : les pignons de la rue Célestin-Philbois. |
1957 |
André Seure fait un plaidoyer en faveur du sauvetage de la Maison du Boulanger. |
1962 |
Parution de la loi Malraux visant à établir des secteurs à sauvegarder dans les villes de France. |
1963 |
Création de l’Association de Sauvegarde du Vieux Troyes. |
1964 |
Prescription d’un premier secteur à sauvegarder à Troyes d’une surface de 23 hectares ; en 1975 il est étendu à 53 hectares. Ce secteur ne sera jamais publié ni approuvé. Restauration de la Maison du Boulanger et de la Maison de l’Orfèvre. Construction d’un immeuble HLM à l’emplacement des maisons de la rue Célestin-Philbois. |
1969 |
Restauration de la Maison des chanoines. Démolition des îlots du Gros Raisin et Viardin. |
1971 |
Inauguration de la Maison du Boulanger. |
1972 |
Robert Galley devient maire de Troyes. |
1974 |
Restauration de l’Hôtel Mauroy par les Compagnons du Devoir qui devient la maison de l’Outil et de la Pensée Ouvrière. |
1976 |
La maison du quartier du Gros Raisin, dernier témoignage de tout un îlot détruit, est remontée place du marché au pain sur le bâtiment de l’Office de Tourisme. |
1979 |
Restauration de la rue François Gentil par le PACT. Restauration des pignons de la rue Passerat. |
1981 |
Restauration du Mortier d’Or par Jean-Louis Valentin et M. Thomassin. |
1982 |
Restauration de l’ancien évêché : le musée d’art moderne. |
1985 |
Démolition des maisons jumelles situées à l’angle de la rue Ganguerie et de la Grande Courtine. |
1989 |
Lancement des opérations rue par rue par l’ASAT : première opération rue du Paon. Restauration de l’Hôtel du Petit Louvre. |
1990 |
Destruction des anciens abattoirs de Chaillouet. |
1993 |
Lancement de la première OPAH dans la tête du Bouchon de Champagne, dans le quartier de la Cathédrale. |
1994 |
Chantier-école dans la rue Pierre Simart sur la maison du Bon Pasteur ; démontage de maisons du XVIe siècle. |
1995 |
François Baroin devient maire de Troyes : un tournant dans l’histoire de la restauration est pris. Relance du plan de constitution d’un secteur à sauvegarder. Restauration exemplaire de l’Hôtel du Champ des Oiseaux avec coloration des pans de bois. |
1996 |
Premières opérations de restauration de friches industrielles : la SIB (Bd du 14 juillet). Création contemporaine d’une maison de bois rue Pierre Simart dans le cadre de la requalification de la place Saint Nizier par C. Colomes et Mahée. |
1997 |
Restauration de la Maison du Dauphin, rue Kléber. Restauration du cellier Saint Pierre, place Saint Pierre. |
1998 |
Restauration de l’ancien Prisunic, aujourd’hui Monoprix, rue Emile Zola. Restauration de l’Hôtel du Lion Noir, rue Emile Zola. Remontage des maisons anciennes (démontées par un chantier-école) dans l’îlot Saint Nizier, rue Pierre Simart. Opération Centre 2000. Restauration des trois pignons rue Kléber (n° 46 à 50). |
1999 |
Restauration de l’Hôtel de Moïse avec son damier champenois. Restauration de la place Vernier dans le cadre de la première opération de requalification urbaine. |
2000 |
Publication et approbation du secteur à sauvegarder de Troyes. |
2001 |
La requalification de la place Saint Nizier est achevée ; elle représente la seconde opération de requalification urbaine. Inauguration de la Médiathèque de l’Agglomération Troyenne. |
2002 |
Réhabilitation des friches industrielles des Etablissements « Bonbon » en pôle administratif et logements par l’OPAC de l’Aube. Etude lancée en vue de la création d’une ZPPAUP. |
2003 |
Début de la restauration de l’ancien lycée Jeanne Mance, rue du Palais de Justice, qui accueillera la maison des Templiers. Restauration de la maison de Rhodes, rue Linard Gonthier. Restauration de l’ancien cinéma « Le Paris » en magasin (H&M) : structure métallique de style Baltard. Lancement du plan de requalification urbaine de l’axe Zola-Jaurès (fin des travaux prévue pour 2006). |
2004 |
Restauration d’un ensemble de six maisons rue Turenne : 1ère restauration dans le cadre de la loi Malraux. |
[1] Le torchis est constitué de terre argileuse malaxée avec de la paille hachée. Dans les maisons à pans de bois, il est composé de paille, d’eau, de terre et de crins de cheval (ou d’autre animal selon les moyens du propriétaire de la maison) puis étalé sur les paleçons entre les pans de bois.
[2] L’incendie de 1524 s’est étendu de l’actuel boulevard Victor Hugo jusqu’à la place Alexandre Israël et de la rue du Palais de Justice au boulevard du 14 Juillet.
[3] VOIX, Elisabeth, Troyes ville de Taudis, Troyes, Editions spéciales, 1997.
[4] La Maison du Boulanger est notamment proposée et inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 6 décembre 1958.
[5] PACT : Propagande et Action Contre les Taudis. Créé en 1953 à Troyes, le PACT est une association de la Loi 1901 à but non lucratif qui a pour objectif de lutter contre l’insalubrité des logements.
[6] François Baroin lance les Opérations Programmées pour l’Amélioration de l’Habitat qui ont pour but d’enrayer l’insalubrité et la vacance des logements en ciblant les restaurations à un quartier ou zone défini. La première O.P.A.H. est lancée en 1994 et concerne 140 logements situés dans la tête du Bouchon de Champagne à restaurer en trois ans.
[7] Les deux maisons situées aux numéros 48 et 50 appartiennent à M. Valentin et ont été restaurées par ses soins entre 1998 et 2000, tandis que le numéro 46 appartient à M. Saïd Sahli et la restauration a été confiée à M. Schriever en 1998.








