25 avril 2007
Hôtel Dieu le Comte, rue de la Cité
Hôtel Dieu le Comte
Malgré la perte des documents d’archives brûlés dans un incendie en 1188 nous savons que cet hôpital a été construit vers le milieu du XIIème siècle par Henri Ier le Libéral, comte de Champagne.
Il est destiné à offrir un abri aux voyageurs (pèlerins), recueillir et soigner les personnes atteintes de maladies mortelles ou guérissables. Selon un règlement rédigé en 1263, les lépreux, les mutilés, les estropiés, les manchots et les aveugles n’y sont pas admis. Au départ les enfants non plus n’y sont pas admis mais le seront à partir du milieu du XVIème siècle.
L’Hôtel Dieu est administré par des religieux et religieuses de l’ordre de Saint Augustin avec à sa tête un Prieur nommé par le Comte. Après la Révolution (en 1792) les congrégations religieuses sont supprimées et les sœurs ne sont employées qu’à titre personnel jusqu’en 1973.
En 1569, le premier médecin arrive à l’hôpital.
Les bâtiments sont entièrement reconstruits au XVIIIème siècle (1702) si bien qu’il ne reste aujourd’hui aucune trace du premier hôpital, ni des bâtiments qui avaient été reconstruits au XVème siècle en pans de bois et torchis. Le bâtiment de l’actuelle apothicairerie est achevé en 1725. Le corps du logis et ses ailes sont achevés en 1756 et la chapelle en 1762.
Les magnifiques grilles de l’Hôtel Dieu de style baroque ont été posées en 1760 par Pierre Delphin, maître serrurier et compagnon parisien. Elles ont fait l’objet d’une restauration en 2005 par les Compagnons du Devoir.
Hôtel du Petit Louvre, rue de la Montée St Pierre
L’Hôtel du Petit Louvre
L'hôtel du Petit Louvre est situé sur les fondations du rempart de l'époque gallo-romaine.
Cet hôtel appartenait à Henri de Poitiers, bailli, évêque, gouverneur et capitaine de la ville de Troyes, qui mourut dans cette maison en 1370. Louis Budé, chanoine de Troyes de 1500 à 1517, fit en partie reconstruire la maison. Le propriétaire suivant fut Odard Hennequin, évêque de Senlis puis de Troyes de 1527 à 1544. Le portail principal de style Renaissance date de la période d'Hennequin.
A partir de 1821, l'hôtel du Petit Louvre se transforme en relais de poste à chevaux dans lequel la diligence Troyes-Paris avait son siège. La façade ouest (côté rue Boucherat) de la maison abritait alors les écuries. Selon les enseignes retrouvées, une salle de restauration occupait également cette maison au siècle dernier.
La façade extérieure montre un mélange des différentes époques d'occupation de la maison: les fenêtres donnant sur la rue Boucherat datent de l'époque gothique pour le 1er étage, celles du rez-de-chaussée de la Renaissance tandis que la baie cintrée date du XIIIème siècle. La tour située près de la deuxième entrée fut également construite au XIIIème siècle, puis détruite en 1868 (d'après Fichot). Aujourd'hui reconstruite à l'identique, elle comprend un escalier desservant les différents étages. L'hôtel du Petit Louvre présente également, dans la cour, un remarquable ensemble de bouts de poutres sculptés et peints datant du XVIème siècle. Nous pouvons y apercevoir des figures grotesques qui ne manquent pas de charme.
Ce remarquable hôtel est aujourd'hui propriété de la ville e Troyes et est inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis le 10 septembre 1986. Les locaux sont désormais occupés par le Conseil Régional, l'UNESCO, le service d'urbanisme de la ville et le Secteur Sauvegardé.
La maison du Pont Ferré, rue de la Cité
La Maison du Pont Ferré (36 rue de la Cité)
Il s’agit là d’une maison à pans de bois typique du XVIème siècle à Troyes ; elle daterait d’avant 1550. Vers 1820 elle a constitué une manufacture de tissu avec sa maison voisine. On peut y voir les abouts de poutres sculptés représentant des figures. Il s’agit en fait des portraits du propriétaire des lieux et de sa famille, comme il était coutume de le faire au Moyen Age.
Cette maison tient son nom du pont qui passait à côté de la maison et qui menait à la porte des Oursins (qui faisait le pendant à la porte de la Girouarde, devant le pont de la Cité) ; par ailleurs cette partie de la rue de la Cité s’appelait autrefois la rue du Pont Ferré. Le mot « ferré » vient de l’impôt qui était prélevé par l’évêque au passage de la porte ; il s’agissait d’un péage sur les fers (sauf sur les siens, car il possédait également une forge). Ce droit à l’impôt a duré jusqu’en 1530.
Cette maison était traversée par le ru du Meldançon qui formait une barrière naturelle à la ville. On peut en voir le tracé sur le soubassement de la maison : l’arc en pierre, et sur la voirie (marquage par les pavés).
En se rendant au square des Trois Godets on peut mieux se rendre compte du passage du ru du Meldançon.
05 avril 2007
La SAT a désormais son site Internet !
L'association Sauvegarde et Avenir de Troyes vient de mettre en ligne son site Internet à l'adresse suivante : http://sauvegardeetavenir.free.fr
Allez-y vite ! Vous pourrez découvrir les activités de l'association, ses missions, ses objectifs et toute l'actualité sur le patrimoine et les projets d'urbanisme de la Ville de Troyes.
Un très bon site pour découvrir la ville sous un autre regard...














